Les dossiers anglais

La photographie de Solway Firth - Rendlesham

La photographie de Solway Firth


Situation géographique

L'affaire

Angleterre, le 23 Mai 1964. Jim Templeton, ancien pompier de Carlisle et photographe amateur, a emmené sa femme et sa petite fille de 5 ans, Elizabeth, en promenade dans les marais de Burgh. Ces derniers donnent sur l'estuaire de Solway Firth, situé à 12 kilomètres à l'ouest de Carlisle.
Ils se sont garés et ont entamé la promenade dans les prairies. Moutons et vaches étaient groupés de l'autre côté du marais. Chose assez inhabituelle, car le bétail est à l'accoutumé dispersé à travers la prairie. Je cite Jim Templeton:

...tous les animaux ce jour particulier étaient partis à l'autre extrémité du marais, tous blottis ensemble, comme s'ils étaient effrayés...

Au cours de la promenade, ils ont pris de nombreuses photos, et spécialement une de leur fille dans sa nouvelle robe, avec un bouquet de fleurs à la main.
Quelques jours plus tard, Jim Templeton est allé chercher ses photos développées. Le développeur lui annonça que c'était dommage qu'un homme soit passé derrière sa fille au moment du cliché. Celui où elle tient les fleurs. Jim est étonné et ne comprend pas car il n'y avait personne avec eux dans les marais à ce moment là. Cependant il apparait bien une silhouette derrière sa fille. Une silhouette qui est à l'oblique et semble se jouer de l'équilibre nécessaire à une telle position. Malgré la pente que l'on voit en arrière plan, son inclinaison n'est pas suffisante pour incliner un individu de la sorte, surtout que n'importe qui se serait redressé en fléchissant instinctivement la jambe placée du côté le plus haut. Autre chose bizarre, l'homme de la photo ressemble aux premiers abords être un homme revêtu d'une combinaison spatiale. Je précise bien, "ressemble". J'y reviendrais.


Cliché d'Elizabeth et agrandissement de celui-ci sur le personnage d'arrière plan

Les faits ont été rapportés à la police qui a au début estimé que c'était une double exposition accidentelle du négatif avec un autre, lors du traitement. Toutefois, Kodak qui avait pris en considération l'affaire, a écarté cette théorie ainsi que celle d'un éventuel trucage. Ils n'ont trouvé aucune explication et ont jugé la photo authentique. Je précise que la photographie a été effectuée avec un appareil photo SLR chargé avec un film Kodacolor et développé par Kodak. Ils ont pour l'occasion décidé d'offrir du film à vie à celui qui arriverait à élucider cette photographie.
La presse publia aussi la photo. Les journalistes ont appris que Jim Templeton n'avait vu aucun OVNI ce jour là et qu'il ne s'y intéressait pas particulièrement. Cependant il est conscient que les apparitions d'OVNI dans la région des marais de Burgh ont augmenté dans les dernières années. Je le cite:

Plusieurs des pêcheurs près du marais ont vu des OVNIS et beaucoup de choses intéressantes se sont produites dans ce secteur de temps en temps. Certains scientifiques indiquent que les OVNIS s'intéressent à la centrale nucléaire de Chapel Cross, que vous pouvez voir sur l'horizon à la droite de ma photographie.

Cette centrale se trouve à peine au-delà de la frontière écossaise à environ 20 kilomètres au nord-ouest de Carlisle.


Centrale nucléaire de Chapel Cross en Ecosse

Toute cette histoire aurait pût se conclure sur la théorie d'une photo disposant d'un défaut non encore élucidé, si Jim n'avait pas reçu la visite de mystérieux "Men In Black". Cette visite démontre en quelque sorte qu'il ne s'agit peut-être pas d'un simple défaut ou montage. Concernant ces évènements, les comptes rendus varient:

Les Men In Black

Version 1:

Quelques semaines plus tard Jim Templeton a reçu deux visiteurs mystérieux. Il n'avait jamais entendu parler de "Men In Black:" le sujet était presque inconnu en Grande-Bretagne en 1964. Mais les deux hommes qui sont venus chez lui dans une grande Jaguar portaient des costumes sombres, par ailleurs ils semblaient normaux. Une chose étrange était leur comportement. Ils se sont seulement référés l'un à l'autre par des numéros et ont posé des questions des plus étranges pendant qu'ils conduisaient Jim dehors vers les marais. Ils voulaient savoir de manière minutieusement détaillée la météo du jour de la photographie, les activités des oiseaux locaux et autres choses de ce genre. Ensuite ils ont essayé de l'inciter à admettre qu'il avait juste photographié un homme ordinaire marchant au loin. Jim a répondu poliment, mais a néanmoins rejeté leur idée, après quoi ils se sont mis en colères et partirent dans leur voiture, laissant sur place. L'officier du feu a dû marcher cinq miles à travers le pays pour rentrer chez lui.

Version 2:

Peu de temps après que sa photographie ait paru dans les journaux deux hommes étranges portant des chapeaux melons ont rendu visite à Jim à la caserne de pompier où il travaillait. Quand il a demandé d'où ils venaient, les hommes ont refusé de le dire, répondant qu'ils étaient du Gouvernement de Sa Majesté et ne montreront pas de pièce d'identité. Ils ont demandé à Jim de leur montrer où la photographie avait été prise. Il a pris congé de son travail et les hommes l'ont conduit dans leur Jaguar vers les marais de Burgh, où Jim les a menés directement à l'endroit en question. Un des hommes a demandé, "c'est là que vous avez vu l'homme, alors?" Jim a répondu, "Non, désolé, je n'y ait vu personne." Les hommes l'ont brutalement remercié Jim sont parti dans leur voiture, le laissant seul sur place.

Version 3:

Peu après que les images aient été développées, deux hommes ont rendu visite à Jim et l'ont conduit dans leur "Jaguar foncée" vers le marais. Les deux hommes lui ont montré des cartes d'identité et ont prétendus être des investigateurs du gouvernement. Ils ont posé quelques questions inhabituelle sur le comportement des animaux locaux à ce moment et voulaient des informations exactes sur le type de conditions météorologiques de ce jour là. Apparemment ils ont été gênés quand Jim a écarté leur suggestion que le personnage sur la photo était juste un homme ordinaire dans les champs. Ils sont partis et ont laissé rentrer seul avec un trajet de cinq miles à faire à pied pour rentrer de nouveau à sa maison.

Précisions sur l'affaire

L'affaire se renforce lorsque Jim Templeton envoie un second film à Kodak pour le développement. Film qu'il a pris des mois plus tard lors d'un pique-nique. Les négatifs lui ont été rendus avec certains manquants. L'ancien pompier croit fermement qu'ils ont été confisqués par des agents du gouvernement, laissant supposer que là encore ces clichés renfermeraient quelque chose de secret.

L'évènement se précise lorsque le rédacteur du journal de Cumberland envoya une copie du négagtif en Australie. A priori la photo avait été publiée dans la presse australienne et du personnel de la zone de test de missiles de Woomera dans le sud du pays l'avait vu. Jim appris que le jour d'après la prise de sa photographie, une fusée Blue Streak devait être lancée de là.


Missile Blue Streak

Le compte à rebours avait d'ailleurs été interrompu lorsque 2 cameramen avaient aperçu chacun de leur côté, 2 grands personnages dans le secteur du pas de tir. Ces 2 individus ressemblaient étrangement à celui sur la photo de Jim. Au moment du lancement, le personnel de la zone n'avait pas encore connaissance de la photo de Jim Templeton.

L'officier scientifique en charge, H.G.R. Robinson, rédigea un rapport, intitulé "Test de vol F1 - le 5 juin 1961", où il semblerait que l'incident y soit évoqué. Le rapport évoque aussi une longue série de divers problèmes techniques survenus lors des lancements suivants de Blue Streak. Un jour, une lumière blanche a filé tout droit sur le pas de tir lors d'un lancement.

Jim Templeton a découvert que ces fameuses fusées étaient fabriquées en Angleterre, à la base RAF Spadeadam de Newcastle, située à quelques miles du marais de Burgh.

Jenny Randles, ufologue britannique, découvrit une lettre dans le bureau des archives publiques à Kew (Londres), datée du 29 décembre 1964. Le ministère de la défense (MoD) fait référence à "l'homme de l'espace" de Cumberland. D'autres renseignements laissés sur cette lettre par le département du renseignement scientifique et technique (DSTI), montre qu'une recherche a été faite sur cette affaire. Une autre lettre datée du 15 juin 1964, cette fois, parle d'un film montrant un objet planant tout près de la zone de lancement.
Bizarrement, parmi les boites métalliques qui contiennent les films de lancements des Blue Streak, une seule manque à l'appel. Bien évidement, c'est celle contenant le film des lancements de la semaine où l'on voyait l'objet.

A ce jour, personne n'a proposé d'explication valide pour la photographie de Jim Templeton.

Remarques

Comme je le disais plus haut, je souhaite revenir sur certains points concernant l'apparence et la posture de l'individu en arrière plan.
Il est vrai qu'en premier lieu, le personnage nous donne l'impression d'un cosmonaute. La zone noire sur sa tête, fait penser à la visière d'un casque. Cependant, en regardant bien, notre cosmonaute est de dos. On le voit à la posture de son bras droit qui est recourbé à l'envers sur sa hanche. Donc, la visière se transforme en une zone d'ombre sur ce qui me fait penser à des cheveux grisonnants. Toutefois il pourrait s'agir d'un casque doté d'une partie noire. De plus, on peut voir sur la ligne des épaules, ce qui ressemble à un colle, voir une capuche.


Détails intéressants

Concernant la position de notre "cosmonaute", j'ai établis ci-dessous un montage pour souligner la position étrange de celui-ci. Il est évident que cette pose n'est pas naturelle et n'est même pas en relation avec la pente en arrière plan.

On peut par la même occasion s'apercevoir que la silhouette du personnage continue derrière les mèches de cheveux de la petite fille et démontre qu'une superposition de négatifs est impossible. De plus, une telle superposition n'aurait pas placé le personnage entre la tête d'Elizabeth et le ciel. Je pense aussi qu'une anomalie de la sorte n'aurait pas découpé de façon chirurgicale une silhouette de personne (enfin je ne suis pas photographe et peux me tromper).
Je ferme ici la parenthèse sur cette affaire.

Source(s): www.ufologie.net

Rendlesham


Situation géographique

Présentation

L'incident de Rendlesham est très connu dans le monde de l'ufologie et est surnommé le Roswell britanique. Pour cause l'évènement se passe en Angleterre dans la forêt de Rendlesham (Suffolk) qui sépare la base de Woodbridge de la Royal Air Force (utilisée par l'US Air Force à l'époque), de la base de Bentwaters.

Premier incident

Tout commence la nuit du 25 Décembre 1980 quand des gardes en faction au portail Est de la base de Woodbridge voient des lumières tomber du ciel dans la forêt de Rendlesham, à l'Est. Des gardes partent sur les lieux en pensant à un crash d'avion.
Ils tombent sur un grand objet triangulaire lumineux, doté d'une lumière rouge pulsante au sommet et de lumières bleues en-dessous. L'objet aurait manœuvré dans les bois, avant de disparaître dans les airs.

Ci-dessous, le témoignage de ces gardes:

John Burroughs (19 ans, soldat de 1ère classe)

La nuit du 25 au 26 Décembre vers 03:00, alors que j'étais en patrouille et au portail Est, moi-même et mon partenaire virent des lumières venant des bois en plein Est du portail. Les lumières étaient rouge et bleue, la rouge au-dessus de la bleue, et elles s'allumaient et s'éteignaient. Parce que je n'ai jamais rien vu quelque chose de semblable venant des bois nous avons décidé de rouler jusqu'à là-bas et voir ce que c'était. Nous avons descendu la route du portail Est et prit à droite au panneau stop et roulé sur 10 à 20 yards jusqu'où se trouve une route qui va dans la forêt.


Croquis de l'objet par John Burroughs

Je pouvais voir une lumière blanche luisant dans les arbres et je pouvais toujours voir la rouge et la bleue. Nous décidâmes qu'il valait mieux aller appeler et donc revinrent vers le portail Est et avons appelé. Pendant tout ce temps je pouvais voir les lumières et la lumière blanche était presque sur le bord de la route et les lumières bleue et rouge étaient toujours dans les bois. Une unité de sécurité fut envoyée au portail et lorsqu'ils arrivèrent ils purent aussi les voir. Nous demandâmes la permission d'aller voir ce que c'était. Nous prîmes le camion le long de la route qui mène dans la forêt. Alors que nous descendions la route du portail Est et la route qui mène dans la forêt, les lumières reculèrent et elles semblèrent s'arrêter dans un bosquet. Nous arrêtâmes le camion où la route s'arrêtait et continuèrent à pieds. Nous traversâmes un petit terrain à découvert qui menait là d'où les lumières venaient, et alors que nous progressions dans les arbres il y avait des bruits étranges, comme une femme qui criait. Egalement les bois s'éclairèrent et vous pouviez entendre les animaux de la ferme qui faisaient beaucoup de bruits, et il y avait beaucoup de mouvement dans les bois. Nous nous mîmes tous les 3 au sol et quoi que ce fut cela commença à reculer vers le terrain à découvert après 1 ou 2 mn nous nous relevâmes et nous nous déplaçâmes dans les arbres et les lumières se déplaçaient dans le terrain à découvert. Nous arrivâmes à une barrière qui séparait les arbres du terrain à découvert.

Vous pouviez voir les lumières à travers une ferme. Nous grimpâmes par-dessus la barrière et commençâmes à marcher vers les lumières rouge et bleue et elles disparurent tout simplement. Une fois que nous attînmes la maison du fermier nous pûmes voir un rayon tournant, et allâmes donc vers lui. Nous continuâmes sur environ 2 miles avant de pouvoir voir qu'il venait d'un phare. Nous venions juste de dépasser une crique et reçûmes l'instruction de revenir lorsque nous vîmes une lumière bleue sur notre gauche dans les arbres. Ce ne fut là que pendant 1 mn et ça partit juste en flèche. Après cela nous ne vîmes rien et retournâmes au camion.

Jim Penniston

J'ai reçu un communiqué du Centre Central de Sécurité (CSC: Central Security Control) pour rendez-vous avec l'A1C (Airman 1st Class) Police 4 Burroughs, et le Police 5 sergent Steffens au portail Est de Woodbridge. En arrivant au portail Est directement à l'Est à environ 1,5 miles dans une grande zone boisée. Une grande lumière luisante jaune émettait au-dessus des arbres. Au centre de la zone éclairée directement au centre au niveau du sol, il y avait une lumière rouge clignotant on et off à 5 à 10 s d'intervalle. Et une lumière bleue qui était pour la plupart stable. Après avoir reçu la permission du CSC, nous continuâmes au-delà de la base après la porte Est, le long d'une vieille route boisée. Nous quittâmes le véhicule et continuâmes à pied. Burroughs et moi étions espacés d'à peu près 15 à 20 m et continuâmes en direction plein Est depuis la route boisée. La zone devant nous éclairait. Une zone de 30 m. Lorsque nous arrivâmes à moins de 50 m de distance, l'objet produisait une lumière rouge et bleue. La lumière bleue était stable et diffusait sous l'objet. C'était jusqu'à la zone s'étendant sur 1 ou 2 m. A ce moment d'identification positive je relayais au CSC, sergent Coffey. Une observation confirmée de l'objet et la couleur des lumières confirmèrent qu'il était résolument de nature mécanique. C'est le point le plus proche où je fus près de l'objet à tout moment. Nous continuâmes alors après lui. Il se déplaça en zig-zag en reculant dans les bois, puis nous le perdîmes de vue. Sur la route du retour nous rencontrâmes une lumière striée bleue sur la gauche ne durant que quelques secondes. Après 45 mn de marche, nous sommes arrivés à notre véhicule.


Croquis de l'objet par Jim Penniston


Il releva aussi ces symboles sur l'engin

J.D. Chandler

Le vendredi 26 décembre 1980 à 03:00, alors que je procédais à des vérifications de sécurité sur la base RAF de Bentwaters, je suivi une transmission radio du A1C Burroughs, de la patrouille de maintien de l'ordre de la base RAF de Woodbridge, indiquant qu'il observait des lumières étranges dans la zone boisée située juste après la route d'accès, menant depuis le portail Est à la base RAF de Woodbridge. Le sergent Penniston, superviseur de sécurité, fut contacté et dirigé pour contacter Burroughs au portail Est. En arrivant, le sergent Penniston prévint immédiatement le CSC qu'il voyait lui aussi ces lumières et demandait à faire une observation de plus près. Au bout de plusieurs minutes, Penniston demanda ma présence.

Je quittais le base RAF de Bentwaters par le portail de Butley pour la base RAF de Woodbridge. Quand j'arrivais, le sergent Penniston, l'A1C Burroughs et l'AMN Cabansag étaient entrés dans la zone boisée juste après la clairière à la route d'accès. Nous mîmes en place le relais radio entre les sergent Penniston, moi-même et le CSC. A un moment Penniston relaya qu'il se trouvait suffisamment près de l'objet pour déterminer qu'il s'agissait résolument d'un objet mécanique. Il indiqua qu'il se trouvait à moins de 50 m. Il déclara aussi qu'il y avait beaucoup de bruits dans la zone qui semblaient être des animaux courant alentour. Jim Penniston me donna l'indication qu'il était sur le point d'atteindre la zone où les lumières se trouvaient il donnerait une position estimée plus étendue. Il finit par arriver sur une "lumière de phare", cependant, il déclara que ce n'était pas la lumière ou les lumières qu'il avait vues initialement. Il reçut l'ordre de revenir. Alors qu'il était en route hors de la zone il rapporta voir des lumières à nouveau, presque en passe directe où ils étaient passés plus tôt. Peu après cela, ils rapportèrent que les lumières n'étaient plus visibles. Le sergent Penniston revint à la base RAF de Woodbridge. Après avoir parlé à 3 d'entre eux, je suis sûr qu'ils n'avaient rien observé d'extraordinaire. A aucun moment je n'ai observé quoi que ce soit à partir du moment où je suis arrivé à la RAF de Woodbridge.

Fred A. Buran

Je fais ici volontairement et en totale liberté la déclaration suivante sans avoir été sujet à aucune coercition, influence illégale ou incitation illégale.

La déclaration suivante est de nature générale et pourrait être inexacte dans certains aspects en raison de l'intervalle de temps impliqué et le fait que je ne prenais pas de notes au moment où ils eurent lieu. A approximativement 03:00, j'étais en service au bâtiment 679, Contrôle Central de Sécurité, lorsque je fus averti que l'A1C Burroughs avait observé des lumières étranges dans la zone boisée à l'est du chemin de la base RAF de Woodbridge.

Peu après le rapport initial l'A1C Burroughs fut rejoint par le sergent Jim Penniston et son rider, l'AMN (AirMaN) Cabansag. Le sergent Penniston signala aussi les lumières étranges. Je dirigeais le sergent Coffey, le Security Controlled en service pour tenter de s'assurer auprès du sergent Penniston si oui ou non les lumières pouvaient être des feux de position d'un type ou d'un autre, ce à quoi le sergent Penniston dit qu'il n'avait jamais vu des lumières de cette couleur ou nature dans la zone auparavant. Il les décrivit comme rouge, bleue, blanche et orange.

Le sergent Penniston demanda la permission d'aller enquêter. Après qu'il ait été rejoint par le Chef de Vol de Sécurité, l'adjudant Chandler, et lui ait confié son arme, je donnais pour instruction d'avancer. Le sergent Penniston m'avait précédemment informé que les lumières ne semblaient pas être plus loin que 100 yards de la route du portail Est du chemin.

Je suivais leur progression (Penniston, Burroughs et Cabansag) alors qu'ils entraient dans la zone boisée. Ils semblèrent être très près des lumières, et à un moment le sergent Penniston indiqua qu'il s'agissait d'un objet résolument mécanique. En raison des couleurs qu'ils signalèrent je les alertais sur le fait qu'ils pourraient bien approcher la scène de crash d'un appareil léger. Je demandais au sergent Coffey de vérifier avec la tour de contrôle pour voir s'ils pouvaient éclairer cette question. Ils ne purent nous aider.

Le sergent Penniston rapporta progresser près de l'objet et dit tout d'un coup qu'ils l'avaient dépassé et qu'ils regardaient un rayon de phare qui se trouvait dans la même direction que les autres lumières. Je lui demandais s'ils pouvaient s'être mépris, ce à quoi Penniston répondit que si j'avais vu les autres lumières j'aurais su la différence. Le sergent Penniston semblait relativement agité à ce moment.

Ils continuèrent à regarder plus loin, sans succès. A approximativement 03:43, je terminais l'investigation et ordonnait à toutes les unités de retourner à leurs affections normales.

Je demandais au sergent Penniston de prendre des notes de l'incident lorsqu'il arriva ce matin-là. Après avoir parlé avec lui face à face à propos de l'incident, je suis convaincu qu'il a vu quelque chose de totalement inexplicable pour lui à ce moment. Je souhaiterais indiquer à cet instant que le sergent Penniston est quelqu'un de totalement fiable et mature. Il n'était pas surexcité, pas plus que je pense qu'il n'est sujet à une sur-réaction ou méprise des circonstances. Par la suite ce matin-là, après avoir conversé avec le CPT Mike Verrano, le commandant de quart, je découvris qu'il y avait eu plusieurs autres observations. Je n'ai aucune connaissance d'autres quelconques développements ultérieurs.

Ed Cabansag

Le 26 Décembre 1980, le sergent Penniston et moi-même étions au poste de sécurité n° 6 à la base de Woodbridge. J'étais le membre. Nous patrouillions Delta NAPA lorsque nous reçûmes un appel à la radio. Il indiquait que le Police n° 4 avait vu des lumières étranges au-delà du portail Est et nous avions à répondre. Le sergent Penniston et moi-même quittèrent Delta NAPA, nous dirigeant vers le portail Est code 2. Lorsque nous arrivâmes là-bas le sergent Steffens et l'A1C Burroughs étaient en patrouille. Ils nous dirent avoir vu de drôles de lumières là-bas dans les bois. Nous prévîmes le CSC et demandèrent la permission d'aller enquêter plus avant. Ils nous donnèrent le feu vert. Nous laissâmes nos armes au sergent Steffens qui restait au portail. Ainsi tous les 3 nous partîmes enquêter. Nous stoppâmes le véhicule de Police de Sécurité à environ 100 m du portail. A cause du terrain nous dûmes continuer à pieds. Nous restâmes en contact constant avec le CSC. Alors que nous marchions, chacun d'entre nous voyait les lumières. Bleue, rouge, blanc et jaune. La lumière d'un phare se révela être la lumière jaune. Nous les voyions périodiquement, mais pas selon un schéma spécifique. Alors que nous approchions, les lumières semblaient être à la lisière de la forêt. Nous étions à environ 100 m de la lisière de la forêt lorsque je vis un mouvement rapide, son apparence était visible pendant un court moment. On aurait dit que cela avait pivoté à gauche d'un quart de tour, puis c'était parti. J'informais le sergent Penniston et l'A1C Burroughs. Nous informâmes le CSC et continuèrent avec une prudence extrême. Lorsque nous arrivâmes à 75-50 m environ, l'adjudant Chandler/Chef de Vol, était sur les lieux. Le CSC ne captait pas très bien nos transmissions, et donc nous utilisâmes l'adjudant Chandler comme intermédiaire. Il resta à notre véhicule. Alors que nous entrions dans la forêt, les lumières bleue et rouge n'étaient plus visibles. Seule la lumière du phare clignotait toujours. Nous déterminâmes que les lumières venaient de derrière la forêt, puisque rien n'avait été visible lorsque nous étions passés à travers la forêt. Nous pouvions voir une lueur près de la lumière du phare, mais en nous rapprochant nous découvrîmes qu'il s'agissait d'une ferme éclairée. Après avoir traversé la forêt, nous pensâmes qu'il devait s'agir d'un accident d'appareil. Tout comme le CSC. Mais nous courûmes et marchèrent sur 2 bons miles après notre véhicule, jusqu'à avoir un point de vue où nous pûmes déterminer que ce que nous chassions n'était qu'une lumière de phare au loin. Notre route à travers la forêt et les champs était directe, droit vers la lumière. Nous informâmes le CSC que le signal lumineux était plus loin que nous ne pensions, et le CSC mit donc un terme à notre enquête. L'A1C Burroughs et moi-même prîmes une route, tandis que le sergent Penniston reprit le chemin dont il venait à l'envers. L'A1C Burroughs vit à nouveau la lumière, cette fois venant de notre gauche, alors que nous revenions à notre véhicule de patrouille. Nous contactâmes le sergent Penniston et fîmes une marche jusqu'à l'endroit où nous avions vu les lumières. Rien. Finalement, nous revînmes à notre véhicule, après avoir pris contact avec le PC et les avoir informés de ce que nous avions vu. Après cela nous rejoignîmes l'adjudant Chandler et nous reprîmes à nouveau notre service après la fin de l'observation.


John Burroughs et Jim Penniston

Une mince enquête

Dès le lendemain matin, l'agent de Police Brian Creswell alla inspecter le site du supposé atterrissage, lieu hors de la juridiction de l'US Air Force. Il en conclut que les marques n'étaient que des griffures de lapin bien que le sergent Penniston déclare avoir fait le tour de l'objet et même l'avoir touché.


Lieu de l'atterrissage inspectés par Brian Creswell (à gauche) et Mike Verrano (à droite)

Deuxième incident

La nuit suivante (du 26 au 27), le lieutenant-colonel Charles I. Halt, commandant adjoint de la base, rassemble une grande équipe de militaires pour retourner enquêter sur les lieux, déterminé à mettre un terme à ce qu'il pense alors être des rumeurs sans fondement. Au lieu de cela, Halt et ses hommes sont témoins d'un "spectacle" d'ovni. Ils rencontrent une lumière rouge comme le soleil qui ressemble à un œil pulsant qui se déplace, puis qui se divise en 5 objets blancs distincts et disparait. Juste après, ils remarquent 3 objets semblables à des étoiles manœuvrant dans le ciel, projetant par moments un mince rayon de lumière vers le bas.
Des traces au sol sont aussi trouvées sur un ou plusieurs des sites d'atterrissages présumés, comprenant des dépressions dans le sol, des dommages sur les arbres alentours, et des niveaux de radiations élevés (jusqu'à 10 fois le niveau normal), un maximum étant atteint dans les emplacements des traces.

Ci-dessous le rapport de Halt qu'il envoya 2 semaines plus tard au Ministère de la Défense Britannique:

Juste après Noël, à 05:30 du matin, je me rendais au poste de police et le sergent en faction se mit à rire. Il dit que 2 ou 3 des hommes avaient donné la chasse aux ovnis. Rien, cependant, n'avait été jugé bon d'être noté sur le registre. Je lui dis malgré tout de le faire.

Lorsque le commandant de notre base arriva, nous plaisantâmes tous les 2. Aucun d'entre nous ne croyait aux ovnis mais nous décidâmes tout de même de jeter un oeil sur la question. Avant d'en avoir l'occasion, 2 nuits plus tard, le commandant des airs en charge de la police de sécurité arriva en coup de vent au milieu d'une fête de Noël tardive, blanc comme un linge. "L'ovni est de retour" dit-il.

On me demanda d'enquêter. Je mis un uniforme militaire et me dirigeais en jeep vers la lisière de la forêt. Une douzaine de nos hommes étaient déjà là. Nos tout-lumière (de grosses lampes au gaz) ne fonctionnaient pas, et il y avait tellement d'interférences statiques en permanence sur nos radios que nous avons dû installer un relais. Il régnait une agitation grandissante, mais j'étais déterminé à leur montrer que tout cela n'avait pas de sens.

Je pris une demi-douzaine d'hommes avec moi et leur ordonnais de me suivre à pied dans les bois vers une clairière où l'incident initial était supposé avoir eu lieu. Nous y trouvâmes 3 traces sur le sol équidistantes les unes des autres et suffisamment enfoncées dans le sol sablonneux. Elles étaient supposées avoir été causées par l'objet aperçu 2 nuits auparavant, mais je ne vis rien cette nuit-là, et pas plus que quiconque, posé à cet endroit.

A l'intérieur de la zone triangulaire formée par les traces, un des hommes enregistra sur le compteur Geiger des mesures légèrement supérieures à celles effectuées à l'extérieur. Il photographia la zone, et je pris un échantillon du sol. Dans le même temps, j'enregistrais tout ceci sur mon enregistreur portable.

Nous savions que le rayon du phare d'Orford Ness venait du sud-est. Tout d'un coup, nous avons vu à l'Est une lumière inhabituelle, rouge comme le soleil - de forme ovale, luisante, mais au centre noir - entre 3 et 5 m du sol, se déplaçant parmi les arbres. Après la clairière se trouvait une haie de barbelés, le champ, la maison et la grange d'un fermier. Les animaux faisaient beaucoup de bruit.

Nous courûmes vers la lumière jusqu'à la haie. Elle franchit le champ puis se déplaça selon un arc horizontal de 20 à 30°. Etrangement, elle apparaissait comme de l'acier en fusion dégoulinant d'un creuset, comme si la gravité la faisait tomber d'une certaine manière. Soudain, elle explosa - pas une explosion fracassante, juste boom - et se sépara en 5 objets blancs qui se dispersèrent dans le ciel. Tout, mis à part nos radio, sembla alors redevenu normal.

Nous nous rendîmes à l'extrémité de la propriété du fermier pour avoir un autre angle de vue. Nous observâmes au nord, peut-être à 20° de l'horizon, 3 objets blancs - elliptiques, comme 1/4 de Lune mais un peu plus large - avec sur eux des lumières bleues, vertes et rouges, effectuant des mouvements angulaires précis. Les objets devinrent finalement plus ronds qu'elliptiques.

J'appelai le poste de commandement, et leur demanda d'appeler le Radar de l'Est, responsable de la défense aérienne sur ce secteur. Ils indiquèrent à 2 reprises n'avoir rien observé.

Soudain, au sud, un autre objet luisant se déplaça vers nous à grande vitesse, arriva dans les 30 m, puis s'arrêta. Un rayon de 15 à 20 cm de diamètre fut alors émis depuis cette chose jusqu'à nos pieds. Quelques secondes plus tard, l'objet s'éleva et disparu.

Les objets au Nord dansaient toujours dans le ciel. Au bout de 1 h environ, je donnais finalement l'ordre de rentrer. Nous laissâmes les choses ainsi.

Le film apparu comme voilé et nous ne pûmes rien en tirer. Cependant un sergent fit plus tard des moulages des empreintes, et j'ai toujours l'échantillon de sol en ma possession.

Aux alentours du nouvel an, je reçu des instructions et interrogea l'homme ayant pris part à l'incident initial. Les rapports étaient quasiment identiques.

Ils indiquaient en gros ceci: Un homme de la base aérienne se rendit avec son véhicule à l'entrée arrière à Woodbridge pour une inspection sécuritaire de routine. Il observa des lumières dans la forêt, particulièrement une lumière rouge, et pensa qu'un avion s'était écrasé. Il fit son rapport par radio à la tour de contrôle qui indiqua qu'aucun vol n'était en cours.

Enfin un groupe fut envoyé vers la forêt. Il indiqua des bruits étranges - bruits d'animaux, de mouvement, comme nous en entendîmes 2 nuits plus tard.

Alors qu'ils approchèrent de la clairière, ils indiquèrent avoir vu une grande lumière blanc-jaune avec une lumière rouge clignotante sur la partie centrale supérieure et une lumière bleue fixe émanant d'en-dessous. La tour de contrôle n'indiqua encore une fois aucun signal radar.

Quelques hommes s'approchèrent dans les 6 ou 8 m. Chacun rapporte la même chose - un objet métallique de forme triangulaire, dans les 3 m à sa base et de 2 m de hauteur, apparaissait comme installé sur un tripode. Ils se séparèrent et marchèrent autour de l'appareil. L'un des hommes essaya apparemment de monter sur l'appareil, mais, dit-il, celui-ci s'éleva.

Les 3 hommes tombèrent sur le sol lorsque l'appareil se déplaça rapidement en zigzag vers le champ au travers des bois, percutant des arbres dans son chemin. Ils se relevèrent et approchèrent à nouveau, mais l'objet s'éleva et disparu à grande vitesse.

J'écris finalement un mémo le mardi 13 janvier 1981 au Ministère Britannique de la Défense. En dépit de mes efforts et à ma connaissance, aucune personne d'une quelconque agence gouvernementale ou de renseignement ne vint jamais sur la base pour enquêter.

Je n'ai jamais fait la lumière, pas plus que je ne l'ai cachée. Je n'ai jamais obtenu de quelconque bénéfice financier de cette interview et n'y consentit que pour dévoiler la vérité. Je ne sais ce qu'étaient ces objets, pas plus que je ne connais quelqu'un qui pourrait le savoir, mais c'est quelque chose d'encore inexpliqué qui arriva là.

Fuites

Charles I. Halt

Une copie du mémo de Halt au Ministère de la Défense qui est dévoilée grâce au FOIA touche le grand public en juin 1983. En plus de son mémo, peu après, une copie de la cassette de 18 mn enregistrée par Halt au cours de son enquête est remise à un ufologue - d'après Halt - par un autre officier de l'USAF. Ces 2 documents font alors fureur dans la communauté ufologique, et Halt est alors quasiment "harcelé" par divers ufologues et fanatiques.

Jim Penniston

Le samedi 8 octobre, Brenda Butler reçoit un appel de Penniston, qui lui dit être un officier de sécurité témoin de l'événement de la nuit du 27 décembre. Il affirme que seul lui et John Burroughs furent impliqués (Cabansag le fut aussi, mais laissé près du véhicule). Sans dévoiler son nom, il dit vouloir rencontrer Brenda mais seul, en dehors de la base. Il suggère qu'ils se rencontrent sur une aire de repos sur la route qui passe devant Bentwaters. Lorsqu'elle lui demande comment il la reconnaîtra, il dit connaître la marque et la couleur de sa voiture. La rencontre est fixée pour le 9, et Brenda insiste pour que son amie Dot Street (femme au foyer membre de la BUFORA) vienne avec elle. Elle avait déjà réussi à rencontrer Chuck (le fils de Halt) cette nuit-là et lui parlèrent de ce témoin mystérieux. Chuck et son ami Tom dirent qu'ils marcheraient autour de l'aire de repos et regarderaient l'homme arriver pour voir s'ils reconnaissaient qui c'était.

Penniston parle très calmement de cette nuit de 1980. Il lui dit que c'est vers 02:00 que les choses ont commencé à se passer. Sur l'aspect: C'était une chose triangulaire. Oui, triangulaire - et ça reposait sur 3 pieds, et cela faisait 10 pieds sur 12, et autour de 8 pieds de haut. Quand on lui demande s'il y avait des occupants dedans, il répond au bout de longues secondes: Non - je n'ai pas vu d'extraterrestres. Mais c'est sûr qu'il y avait quelque chose dedans. Je ne sais pas quoi. Mais les formes n'avaient pas l'air humaines. Peut-être que c'était des sortes de robots. Il raconte aussi que Burroughs monta vers l'objet comme s'il allait le toucher, mais que celui-ci retira ses pieds, les rétractant dans le corps principal - puis commença à se déplacer lentement dans la forêt, juste au-dessus du niveau du sol. Penniston ajoute qu'ils purent le suivre en marchant, impressionnés par sa manœuvrabilité, évitant les arbres. Ils auraient aussi vu qu'il avait laissé des trous dans le sol à l'endroit où les pieds avaient été descendus.

La presse s'en fait l'écho.

Alors qu'une demi-douzaine d'hommes assistèrent à l'enquête de Halt et qu'une douzaine d'autres étaient présents sur les lieux, seule une poignée de témoins intervinrent. Au moins 1 d'entre eux fait de la "désinformation" déclare Halt, précisant que les histoires à propos d'extraterrestres holographiques sortant de leur appareil ne sont que pure fiction.

Réactions

Ted Conrad (supérieur de Halt, commandant de la base), informé et ayant diligenté une brève enquête, confirme des traces et pense que ses hommes ont bien vu quelque chose qui les a déroutés, mais exclut toute idée de visite extraterrestre, d'autant qu'aucune observation aérienne ou détection radar n'eut lieu.

Interrogé, le major Dave Thurson, porte-parole de l'USAF à Washington D.C, se borne à déclarer que l'Air Force a arrêté d'enquêter sur les ovnis en 1969 à la fin du projet Blue Book.

Philip Klass quant à lui:

L'ovni que vous entendez décrit sur la bande audio était probablement à mon avis le rayon du phare, parce que l'intervalle entre les descriptions où il apparaît plus brillant, puis moins, correspond au temps de rotation du rayon, qui était à environ à 15 km de là. Même s'ils déclarent avoir vu de nombreuses lumières dans le ciel nocturne, un des 3 ovnis est devenu un corps céleste brillant.

L'enquêteur privé James McGaha a lui voyagé en Angleterre, examiné la zone, et interviewé diverses personnes:

Bentwaters est le cas rêvé - une situation où un groupe de personnes est saisi par différentes observations pouvant être confirmées par chacun. Considérez ces faits: La nuit du jeudi 25 décembre 1980 au 26 octobre, le satellite Russe Cosmos 746 entra dans l'atmosphère au-dessus de Woodbridge. A 04:11 du matin, une voiture de police avec son gyrophare bleu sur le toit et d'autres lumières installées à l'arrière répond à un appel téléphonique en empruntant les routes sales au milieu de la forêt.

Le mémo de Halt indique qu'ils ont observé la seconde nuit 2 objets au Nord, et 1 au Sud. Cette nuit-là, 3 des étoiles les plus brillantes étaient visibles - Vega et Deneb au Nord, et Sirius au sud. Et l'étrange lumière rouge mentionnée sur la bande audio est clairement le rayon du phare d'Orford Ness. De plus, le matin suivant la première nuit, des officiers britanniques identifièrent les traces relevées comme étant des terriers de lapins. Les lectures sur le compteur Geiger mesuraient le rayonnement naturel, et rien n'apparut sur les radars cette nuit-là, pas plus qu'aucune tour de contrôle ne rapporta quoi que ce soit d'inhabituel. De plus, aucun civil n'indiqua jamais avoir vu ou entendu quelque chose.

Des aveux douteux

En 2003, Kevin Conde, un autre policier militaire de la base, déclare être à l'origine de l'affaire, ayant fait une blague avec un ami:

C'était juste une blague [...] j'ai roulé sur le taxiway dans ma voiture. J'ai allumé le projecteur, après avoir mis des lentilles rouge et verte dessus.

Puis j'ai roulé en faisant des cercles, dans le brouillard, avec le haut-parleur PA allumé, en faisant clignoter mes feux.

Son témoignage est cependant critiqué pour nombre d'incohérences (la voiture est décrite comme une "vieille Plymouth de 1979" alors que l'incident date de noël 1980; il n'y avait pas de brouillard signalé cette nuit-là). Finalement Conde écrira dans une liste de diffusion, à propos de la date de l'incident:

Pour des raisons difficiles à expliquer, j'ai l'impression que j'ai fait cette farce lors d'un exercice. Nous n'aurions pas eu un exercice pendant le congé de Noël. C'est une forte indication que ma blague n'est pas la source de cet incident spécifique.

Plus tard, en septembre, peu après la publication d'archives britanniques sur le cas, un camionneur déclare être le probable responsable de l'incident, à cause de son véhicule rempli de fertilisant volé auquel il avait mis le feu.

En 2010, Halt réaffirme son témoignage dans une déclaration sous serment, dans laquelle il conteste formellement l'hypothèse du phare (ils voyaient les 2 phénomènes simultanément) et fait clairement état de sa conviction d'une origine extraterrestre.

Une gaffe ?

En décembre 2009, alors qu'on est sur le point de fêter les 30 ans de l'affaire, refait surface l'hypothèse de la dissimulation d'une gaffe énorme lors du transport héliporté de la capsule d'entraînement (boilerplate ou bp n° 1206) à la récupération des programmes Apollo et Skylab. Beaucoup de gens ont vu des lumières et un couple a dit avoir vu un hélicoptère avec un grand objet conique en-dessous. Il volait bas, a probablement percuté les éclairages de la route et a fait tomber la capsule dans la forêt. Ils sont revenus la récupérer le lendemain. A l'époque l'USAF hébergeait l'équipe qui était responsable de la récupération des capsules de fusées lunaires Apollo si elles atterrissaient ailleurs qu'aux États Unis, déclare Graham Haynes, le conservateur du BCWM (Bentwaters Cold War Museum). Il décrit les activités d'entraînement à la récupération de capsules de test du 67ème Escadron Aérospatial de Sauvetage et Récupération, basé à la base RAF de Woodbridge, qui aurait pour tâche de récupérer des satellites espions: Ils sortaient généralement dans [la rivière] Deben ou juste au large de la côte à Bawdsey, lâchaient le module dans la mer et s'entraînaient à récupérer les astronautes du module.


Faux module de commande Apollo utilisé par la 67ème ARRS

Comment expliquer les lumières rouges et bleues sur l'objet alors ? Peut-être des feux de signalement justement, destinées à repérer l'objet transporté.

Une farce ?

Un autre scénario proposé est que la gaffe soit en fait intentionnelle. Des gens de la Force Aérienne auraient déposé la capsule pour faire une blague, juste pour ajouter la "preuve" concrète d'un engin aux témoignages d'observations de lumières étranges. Errol Frost, également du BCWM, indique: [Les gars du] 67ème, qui font des canulars et des farces techniques, ont pensé qu'ils pouvaient fabriquer une affaire d'ovni. C'était Noël, tout le monde était joyeux, et c'est là que tout a commencé.

Un test ?

Une dernière possibilité est une opération destinée à étudier les réactions du personnel. Après l'incident des histoires contradictoires fuitèrent dans la presse et parmi les enquêteurs privés, certaines provenant apparemment de la réception de la base militaire. La conclusion de Jacques Vallée est que l'événement à toutes les caractéristiques d'une affaire montée pour les témoins, peut-être pour étudier leurs réactions psychologiques.

Un message en binaire décrypté

Le sergent Jim Penniston se rappela plusieurs années plus tard, que lorsqu'il avait touché un des symboles sur l'ovni, un éclat de lumière l'a ébloui le laissant entrevoir une série de chiffres composée de 1 et de 0. Il nota tout cela sur son calepin mais son collègue Burroughs dira ne pas s'en souvenir. Cela pourrait être le fait, d'un autre incident. Les deux hommes possédaient tous deux des montres militaires synchronisées au départ sur la même heure, mais après leur rencontre, ils s'aperçurent que leurs aiguilles étaient en décalage d'environ quarante-cinq minutes, un phénomène souvent observé, lorsqu'il est question d'enlèvements extraterrestres! L'un d'eux fut t-il enlevé ? Aucun souvenir à ce sujet, mais cette période de temps manquant, pourrait bien expliquer le trou de mémoire du soldat Burroughs. C'est d'ailleurs ce dernier qui, en feuilletant le carnet, apprit à Penniston qu'il s'agissait d'un code binaire. Le binaire est utilisé en informatique, entre autre par les processeurs qui effectuent leurs calculs sur des paquets de 0 et de 1.

En 2012, quelques pages du carnet, furent transmises à Nick Ciske, un expert en code binaire, qui fut chargé de voir si le message était déchiffrable. Il réussit à le traduire et fut surpris de découvrir une information intelligible qui disait ceci: "exploration de l'humanité, continue pour progrès planétaire".


Extrait du carnet: exploration de l'humanité


Extrait du carnet: continue pour progrès planétaire

Entre ces deux allocutions se trouve une autre série chiffrée, qui semblerait correspondre à une position géographique sur la planète Terre. Une fois reportées sur une carte, les coordonnées indiquèrent un lieu surprenant, au large des côtes Irlandaises, une île mythique aujourd'hui disparue, autrefois nommée Brazil, ou Atlantide Celtique, dont certains pensent qu'elle aurait autrefois, abritée une civilisation avancée. Mais ce ne fut pas le seul emplacement délivré par le message extraterrestre, car d'autres secteurs situés dans le sud-ouest des États-Unis, à Sedona, mais aussi en Amérique du sud et centrale, en Grèce, en Égypte, et un lieu en Chine, furent aussi localisés.

Pour Penniston, ce message n'aurait pas une origine exotique mais une origine humaine provenant du futur. Quoiqu'il en soit, saurons-nous un jour ce qu'il s'est réellement passé à Rendlesham ?

Source(s): rr0.org - www.ovnis-revelation.com


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